K’s point de vue Mars 2022

VIVE LE GRAND REMPLACEMENT !

Il semblerait que la théorie du « Grand remplacement » ait fait son grand retour sur la scène politique française. Remise au goût du jour par Éric Zemmour dans la perspective de son entrée en campagne, cette vieille rengaine de l’extrême-droite s’est installée au cœur des débats pour les Présidentielles et semble donner le « la » d’une Droite en phase de mutation profonde. Tout le monde s’y met. C’est devenu l’expression à la mode et sa récupération par des partis politiques qui se disent « républicains » s’avère nettement plus douteuse, voire choquante !

Avec ses arguments pseudo-démographiques et sa rhétorique faussement sociologique, ce classique de la pensée complotiste est surtout l’expression d’une haine et d’un rejet envers les « nègres », les « bougnouls » et les métèques de tous poils et de toutes origines. Lorsque les emplois à faible qualification ne trouvaient pas preneurs chez les « Français de souche » (comme on dit dans certains cercles supremacistes) ou les descendants d’immigrés européens, l’Économie française était sans doute bien satisfaite de pouvoir remplacer les travailleurs hexagonaux par d’autres venus des Outre-mer ou de l’Étranger. Le « Grand remplacement » semblait d’ailleurs moins choquant lorsque, durant plusieurs siècles, les indiens Taïnos, Caribos ou Arawaks ont été « remplacés » par des femmes, hommes et enfants africains enchaînés et déportés ! Comme quoi, tous les remplacements ne se valent pas et il serait peut-être temps de « remplacer » cet arsenal idéologique daté et douteux par de vraies et concrètes propositions !

« Il n’y a pas de fatalité au Grand remplacement ! » proclame haut et fort Valérie Pécresse. Elle a sans doute raison. Mais que les plus angoissés ne s’inquiètent plus ! À force de se sentir rejetés, de plus en plus d’ultramarins vont pratiquer le grand remplacement à l’envers et revenir s’installer dans les territoires que leurs aïeux ont jadis quittés. Beaucoup de jeunes issus de ces territoires n’ont ainsi qu’une envie après leurs études dans l’Hexagone : rentrer travailler dans les Outre-mer et apporter leur pierre à l’édifice du développement des régions dans lesquelles ils retrouvent leurs racines. Des plateformes numériques ont vu le jour afin de les accompagner dans leurs démarches administratives et le financement de leurs projets.

Ce remplacement là, au final, sera peut-être enfin bénéfique !

Plateforme numérique du retour au pays #RetourAuPays www.aleviniguadeloupe.frpour la Guadeloupe et @aleviremartinique pour la Martinique.

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