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Christine ANGOT ravive la « concurrence des mémoires » !

Christine ANGOT

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Paris, Le 04 Juin 2019

Christine ANGOT ravive la « concurrence des mémoires » !

Dans la soirée du samedi 1er juin, Christine ANGOT, chroniqueuse bien connue de l’émission « On n’est pas couché » (ONPC) présentée par Laurent Ruquier, a déclaré à propos de la Shoah et de l’esclavage colonial « qu’il n’était pas vrai que les traumatismes étaient les mêmes… » et « qu’à force de vouloir indifférencier les uns et les autres, cela conduit à l’indifférence (« à la banalisation », selon l’écrivain et journaliste Frantz Olivier GIESBERT présent sur le plateau) de ce qu’a vécu un groupe de personnes ». Pour bien faire comprendre son raisonnement, elle a affirmé que les esclaves « devaient être en bonne santé », car « ils devaient être rentables » à la différence des victimes de la Shoah qui devaient être exterminées.

Le raisonnement de cette chroniqueuse et ses dires sont absurdes.

Absurdes, car il est difficile d’appréhender les conséquences d’un traumatisme sur les victimes d’un crime contre l’humanité. Que sait-elle des traumatismes induits de l’esclavage colonial sur les esclaves et leurs descendants ?

Absurdes, car il n’y a pas de hiérarchie dans la souffrance générée chez les victimes de crimes contre l’humanité et leurs descendants !

Absurdes, enfin, car en quoi l’évocation de la mémoire des génocides tutsi, arménien et de l’esclavage colonial pourrait banaliser la mémoire de la Shoah ? 

Bien au contraire, chaque crime contre l’humanité a ses particularités et les leçons que l’on en tire sont spécifiques et riches d’enseignements pour le vivre ensemble dans notre société.

Mais, outre leur absurdité, ces propos sont irresponsables et dangereux pour la cohésion sociale.

En effet, en s’exprimant de cette façon, Christine ANGOT heurte la mémoire des descendants d’esclaves. Plusieurs millions d’entre nous vivent dans l’Hexagone et dans l’Outre-mer, les anciennes colonies françaises où nos aïeux ont connu les privations, les fers et le fouet, des conditions de vie qui ne préservaient en rien leur « bonne santé ». Plusieurs millions d’Africains, dont le continent a été saigné par la traite négrière, ont été blessés par les allégations de la chroniqueuse d’ONPC. 

Christine ANGOT ranime le feu de la concurrence des mémoires en alimentant un refrain, « il n’y en a que pour les Juifs », que l’on entend déjà trop souvent. Ce faisant, elle va à l’encontre d’une mémoire de la Shoah respectée de tous.

Par ses propos, Christine ANGOT participe à la construction du mur de haine qui grandit entre les citoyens français.

C’est pourquoi elle ne peut continuer à intervenir impunément sur une chaîne publique ! 

C’est pourquoi nous exigeons un droit de réponse !     

                                               

COMITÉ MARCHE DU 23 MAI 1998 (CM98), présidé par le Dr Emmanuel GORDIEN.  

CONSEIL REPRÉSENTATIF DES FRANÇAIS D’OUTRE-MER (CREFOM), présidé par M. M. Jean-Michel MARTIAL  

COORDINATION DES ASSOCIATIONS D’OUTRE-MER (CAOM), présidé par      M. Oudi Joseph SERVA